ART

On ressent le devoir de participer au développement de la société dans laquelle on vit, d’où on vient… de Bolomakoté, du berceau de la musique, la danse et l´art traditionnel, qui sème le bonheur, la paix et la joie de vivre.

Grâce à sa grande diversité ethnique, le Burkina Faso crée un artisanat varié et de grande qualité réputé bien au-delà de ses frontières. Et cela se ressent énormément à Bobo-Dioulasso, qualifiée de « capitale culturelle » du Burkina. La ville et notamment le quartier de Bolomakoté y abrite en effet une foule d’artisans et artistes, soucieux d’assurer la transmission de leurs arts aux plus jeunes.

A l’heure de la mondialisation, les jeunes du quartier s’ouvrent à des influences extérieures et découvrent de nouvelles tendances qu’ils intègrent à leurs créations basées sur la tradition.


Actions de Bolo´arts dans le domaine d´art

  • stages et cours du batik, du bronze, de la peinture et de la couture de tous les niveaux – professionnels, amateurs, découverte pour les débutants
  • expositions et défilés de mode pendant le festival Bolo´Arts
  • cadres de travail, d’échange, de partage et de mises en valeur pour les artistes et artisans de Bolomakoté

bronze

Le déroulement de ce travail commence par le modelage d’une sculpture en cire. Puis on moule notre cire en l’enrobant soigneusement d’un matériau réfractaire (ici le banko). Après séchage, le tout est chauffé. La cire fond. Elle s’écoule par le manque de moule que l’on a prévu et aménagé à cet effet. Au moment propice le moule vide de cire est rempli de métal liquide. La transformation cire-bronze est terminée. Après solidification et refroidissement du bronze on casse le moule pour en extraire la sculpture. Suit un long et délicat travail de finition avant de retrouver la copie conforme en bronze de notre sculpture en cire ayant subie toutes ces opérations.


couture – wax, bazin… la langue des pagnes

Le Burkina Faso, comme le reste de l’Afrique, est le théâtre des pratiques vestimentaires les plus spectaculaires qui soient. Sans doute parce que les tissus et leurs motifs deviennent des supports de communication véhiculant des messages sociétaux. Le pagne s’affiche partout avec ses couleurs vives. Et pour jouer avec cet art textile riche de significations et uniquement déchiffrable par les initiées, il y a les tailleurs-couturiers.

Les tissus les plus fréquemment cousus par les couturiers africains sont le bazin et le wax

Bazin

Le mot basin vient de bombasin lui-même dérivé de l’italien bambagia (coton et bombyx). Avant qu’elle ne soit fabriquée en France et en Italie, les marchands italiens se sont procurés cette très belle soie damassée à Damas en Syrie. Les meilleures qualités de ce tissu sont toujours fabriquées en Europe (Pays Bas, république Tchèque, Autriche et Allemagne) et très appréciées en Afrique Occidentale.

Wax

Le wax est aujourd’hui un incontournable de la mode africaine. Les femmes africaines se le sont d’ailleurs plus qu’appropriées. On distingue ainsi plusieurs qualités de wax : super wax, wax block, wax print, uniwax, imiwax… Le wax n’est pas forcément choisi pour sa qualité, mais plutôt pour le motif représenté, ce qu’il suppose et aussi sa destination. Un wax de qualité garde bien sa texture et sa couleur. Il s’entretient facilement.

Guillaume Bassolé

Formateur, spécialiste de la couture traditionnelle et moderne
Né en 19xx
Burkinabé Résident à Bobo Dioulasso
Tel: (00226) xx-xx-xx-xx

Guillaume Bassolé, un jeune styliste de Bolomakoté, commence le métier de couturier dès son jeune âge au côté de son père. Après quelques années de formation et de progression, il décide de voler de ses propres ailes et crée alors son atelier de couture mixte.


Montage de bijoux

Le besoin de parure est primordial chez les humains, et en Afrique comme ailleurs, les perles sont utilisées comme parures depuis la nuit des temps. Le Burkina Faso n’échappe pas à cette tradition d’ornement, même si les objets perlés y sont empreints des différentes ethnies et cultures des pays voisins. C’est d’ailleurs ce mélange de styles qui fait toute la spécificité de la joaillerie burkinabé.

Objets artisanaux et culturels par excellence, les colliers traditionnels sont essentiellement faits de perles anciennes (en bronze, pâte de verre, bois, terre cuite…) et de matières naturelles très diverses (cuir, ébène, terre cuite, argent touareg, koffi, os, phacochère…).

Abel DARGA

Formateur, spécialiste des colliers traditionnels et scénographe Né en 1979 Burkinabé Résident à Bobo Dioulasso Tel: (00226) 78-50-07-11/76-10-75-38

Toujours entre les deux pôles, entre les deux échelles: entre le détail de bijouterie et l´ensemble de scénographie… les métiers d’art, Abel suit son cœur : l’art de la bijouterie traditionnelle, et en particulier l’univers des perles. A l’origine de ce choix : une folle envie de donner une seconde vie aux perles de couleur. Ce qui est devenu plus qu’une passion l’a dès lors motivé à faire ses débuts de montage, en 2002, pour une troupe de théâtre.

Après cette expérience qui lui a permis de faire beaucoup de progrès et de se perfectionner jusqu’en 2005, Abel a cherché à faire connaître son travail à travers des expositions : d’abord nationales (la première remonte à 2006) puis internationale (depuis 2008 en France à Fontenay-aux-Roses). Aujourd’hui professionnel reconnu, Abel laisse libre court à sa créativité, à travers de nouvelles créations de montage. Mais il s’adapte aussi aux besoins de la clientèle, reproduisant différents modèles si nécessaire.


le batik

Le Batik est avant tout l’art de peindre sur le tissu (coton). Concrètement, il consiste à dessiner un motif sur le tissu à l’aide d’un crayon, avant de faire des réserves avec de la cire préalablement fondue (substance protectrice) de manière à empêcher le passage de la teinture à ces endroits lors des différents bains de teinture. Pour cette opération de trempage dans la teinture, il est nécessaire de commencer par les tons les moins foncés. Après séchage, le bain peut être renouvelé avec une autre couleur, et cela autant de fois que nécessaire. En fait, à chaque couleur le motif à teindre est débarrassé de sa cire et le tissu trempé dans la teinture. La cire est replacée sur le motif. A noter qu’une fois sèche, elle forme de fines craquelures, détail le plus caractéristique du batik. Une fois toutes les couleurs obtenues, le tissu est trempé dans l’eau bouillante afin de faire fondre la cire.

Autrefois naturelle (à base de décoction de feuilles, de racine ou de fruits de certains arbres comme le cola pour le marron, les graines de cotonnier pour le jaune, le sexew pour le rouge), la teinture est maintenant artificielle, d’un usage plus facile pour un résultat identique. Les couleurs et les motifs dépendent de l’inspiration de l’artisan et la taille de la grandeur du tissu. Si le batik est un objet de décoration, il peut aussi être utilisé pour des cérémonies religieuses ou des fêtes.


Le bogolan

Le Bogolan (mot d’origine bambara, de « bogo » qui signifie « argile » et « lan » qui indique le but à atteindre/le résultat/la sortie) est un art traditionnel, végétal et historique. Il apparaît d’abord comme un langage au travers des signes et des couleurs : c’est donc une écriture où chaque motif, chaque signe participe à un langage et fait référence à l’histoire et à des règles de la vie sociale.

Les teintures du bogolan traditionnel sont obtenues en mélangeant la boue des marigots à différentes décoctions (feuilles de N’galaman pour teindre en jaune et contribuer à fixer la couleur, écorce de Néré mélangé à de la potasse pour le marron/rouge, argile, racines, encre). Celles-ci sont ensuite appliquées sur le tissu en coton, en respectant les motifs dessinés à la craie, puis laissées sécher au soleil. Un premier lavage à l’eau claire permet d’obtenir une première couleur sur les motifs. Plusieurs couches de terre sont nécessaires afin d’obtenir une couleur foncée à noire. Les motifs en blanc sont obtenus en dernier en utilisant du savon, de l’eau de javel et de la potasse. Tout est entièrement fait à la main, les signes étant tracés à  l’aide de tiges de bois taillées (lima) ou de plumes d’oiseaux.

Le Bogolan c’est la modernité alliée à la tradition, l’esthétique qui magnifie les valeurs et symboles, l’expression de la personnalité de l’artisan, le respect de l’écologie et de son environnement

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