MUSIQUE

On ressent le devoir de participer au développement de la société dans laquelle on vit, d’où on vient… de Bolomakoté, du berceau de la musique traditionnelle, qui sème le bonheur, la paix et la joie de vivre à travers ses mélodies apaisantes et adoucissantes.

Celui qui vient de Bolomakoté, depuis tout petit, grandit aux sons de balafons accompagnés par des pas de danse dans les cabarets traditionnels. Le cabaret, c´est une source d’épanouissement, un cadre de formation de rue de jeunes artistes.

La musique est toujours présente que ça soit dans les cabarets ou lors de fêtes telles que les mariages, les baptêmes ou les funérailles. Le balafon, le tama et le doundoun occupent une place importante.

A l’heure de la mondialisation, les jeunes du quartier s’ouvrent à des influences extérieures et découvrent de nouvelles tendances qu’ils intègrent à leurs créations basées sur la tradition.


Actions de Bolo´arts dans le domaine de musique

  • disposition des stages et cours de la musique traditionnelle (divers instruments : balafon, djembé, doun doun, baara, tama, …) et de la musique de fusion de tous les niveaux – professionnels, amateurs, découverte pour les débutants –  les horaires actuelles sont a consulter ici
  • création et coordination de l´Ensemble Artistique de Bolomakoté
  • création et coordination de la compagnie Fongnon Koura
  • ateliers pour les enfants
  • cadres de travail, d’échange, de partage et de mises en valeur pour les musiciens de Bolomakoté
  • fabrications des instruments traditionnels

Ensemble Artistique de Bolomakoté

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L’Ensemble Artistique de Bolomakoté symbolise la nouvelle génération d’artistes talentueux et l’union de tous les artistes du quartier de Bolomakoté, travaillant pour la transmission, la sauvegarde, la bonne marche et le développement de la culture à Bolomakoté, à Bobo-Dioulasso et au Burkina Faso. C´est l’image des artistes de la génération d’avant et d’aujourd’hui. Il représente tout le quartier Bolomakoté, dont le noyau musical est composé de cinq piliers. Ces cinq balafons sont tels les cinq doigts de la main  montrant ainsi qu’ « un seul doigt ne peut pas ramasser la farine ».

Crée par l’Association Bolo’Arts en 2011, il est dirigé par des anciens artistes musiciens professionnels de la troupe Farafina entre autres et est composé de jeunes musiciens professionnels expérimentés du quartier. C’est une troupe de musique traditionnelle Balafon ouverte au partage et à l’échange vers l’extérieur à l’échelle régionale et internationale. La création de cet ensemble permet également de donner un cadre d’enseignement, de transmission des savoirs à la génération actuelle et future pour sauvegarder, préserver et protéger nos valeurs culturelles, notre identité, notre histoire. Redynamiser, développer dans la paix  et faire vivre le quartier, le Burkina Faso et le monde entier à travers la musique traditionnelle sont des objectifs visés par l’Ensemble Artistique.

Après plusieurs années de travail, l’Ensemble Artistique de Bolomakoté fait sa première sortie officielle en concert sur la grande scène de l’Institut Français de Bobo-Dioulasso le 27 décembre 2014 et au festival Bolo’Arts 2014.

  • Direction artistique : Yaya OUATTARA
  • Directeur artistique Adjoint : André SANOU
  • Balafon : Abdoulaye COULIBALY, Mangan DEMBELE, Fabrice NONKOHOUN, Vieux NONKOHOUN, Innocent KINPE
  • Percussion : Abdoul BAMBARA, Séraphin PALM, Lamoussa SANOU
  • Chant et Danse : Boblaye DAO, Salimata DEMBELE, Dafra KEITA, Tènè DEMBELE, Sami SOU, Abdoulaye SANOU
  • Coordinateurs : Kouassi Dramane OUATTARA, Gérard Dossin SANOU, Seydou DEMBELE

Direction artistique : Yaya OUATTARA

Musicien professionnel polyvalent « Percussionniste, balafoniste, guitariste, vocaliste … » de la troupe Farafina depuis les années 90. Il se propulse sur la scène internationale. Dès lors, les concerts et les expériences musicales se succèdent à un rythme endiablé, depuis 1997 Yaya se produit au sein du Combo de Malcolm Braff. En 2002, il revient s’installer dans son pays natal, le Burkina Faso. Comme il est de coutume dans les traditions africaines, Yaya met son talent et son expérience au service de la jeunesse et tous ceux qui se passionnent pour la culture africaine.


Les musiciens

Quartier emblématique de la musique traditionnelle au Burkina Faso, Bolomakoté a servi de cadre de formation pour de nombreux musiciens, évoluant dans des troupes bien connues au plan international comme Farafina – une des plus anciennes troupes de musique traditionnelle en Afrique et surtout des premières à jouer sur les plus grandes scènes européennes… suivie par les groupes Sigui, Kandja, Saramaya, Makossa, Sababougnouma et autres

Cette dynamique se poursuit aujourd´hui avec le groupe Fongnon Koura dans laquelle évoluent de jeunes musiciens ayant déjà la musique dans leur sang.

Abdoul Kader BAMBARA

Musicien professionnel, percussionniste
Né 17 février 1992 Burkinabé
Résident à Bobo Dioulasso
Tel : (00226) 75-69-14-70
doulbamba@yahoo.fr

Doul est un jeune artiste musicien de la nouvelle génération et l’un des meilleurs par ses qualités de djembéfola et doum doumba. Musicien polyvalent, il a eu la chance d’être encadré dès son très jeune âge par son père Moumouny Bambara dit Kélé massa,  grand percussionniste de Bolomakoté. Mais il a aussi compris très tôt que seul le travail lui permettrait d’avancer.

Après une tournée sous-régionale avec une troupe d’enfants de Bobo, Il est chargé de la formation et du suivi des plus jeunes musiciens.

Lamoussa SANOU

Musicien professionnel, percussionniste
Né en 1988 – Burkinabé
Résident à Bobo Dioulasso
Tel : (00226) 71-11-01-54

Sous l´appellation Bouda, Lamoussa, est un jeune artiste musicien polyvalent. Mais bien qu´il maîtrise tous les instruments, sa préférence va pour le doum doum ba. . En fait, Bouda commença à prendre goût  à la musique traditionnelle dans sa tendre enfance auprès de son père Souleymane SANOU dit Mani, « , qui a écrit la première page de l’histoire de la troupe Farafina, de la musique traditionnelle du Burkina.

Désormais à son tour grand doum doum fola, Bouda a auparavant été leader d’une troupe d’enfants Denbaya bée en 1999 avec son ami Abdoul Bambara. Ensemble ils ont joué en 2002 au festival Yélee pour finalement parvenir à commencer une carrière professionnelle dans Farafina Yéleemba, Très passionné par son travail, Bouda se met ensuite au service de la troupe Farafina International avec laquelle il fait beaucoup de créations et joue sur les scenes nationales festival Bolomakoté, festival de rue de Dioulasso-ba, au Centre Culturel Français de Bobo) et même internationales (Women festival en Australie et roche culture en Pologne).

Aujourd’hui, il est une pièce maîtresse de la compagnie Fongnon Koura où il joue un grand rôle dans les créations de musique.

Séraphin PALM SIE

Musicien professionnel, percussionniste
Né le 18 novembre 1988 Burkinabé
Résident à Bobo Dioulasso
Tel : (00226) 73-62-17-00

Ayant perdu la vue dans son enfance, Séraphin n’en a pas pour autant baissé les bras. D’ailleurs son handicap lui a permis de développer une intelligence incroyable qu’il a mise au service de la musique dont il est passionné depuis son plus jeune âge. Comme nombre d’enfants de Bolomakoté, où les sons du balafon et du djembé résonnent tous les jours, Séraph (tel qu’on l’appelle) est très vite tombé amoureux de cet instrument de classe qu’est « le djembé». Ainsi, en se tenant toujours auprès de ses aînés musiciens du quartier, il est devenu un musicien de qualité et très dynamique qui nous fait savoir que dans la vie chacun de nous a son destin et qu’être musicien est un don de Dieu, alors il faut avoir foi et faire preuve de patience, courage et volonté dans tous ce que l’on fait et surtout garder de bon espoir.

Avant de commencer sa formation Séraph devait s’instruire. Il est alors parti à Ouaga dans une association Burkinabé pour la protection des aveugles et malvoyant (MBPAM). Parallèlement à ses études, il continuait de suivre sa formation de musique à ATB, ZAKA et faisait partie de la troupe de son école avec laquelle il fit des tournés en Afrique et en Europe.

Séraph est aujourd’hui musicien de la troupe Sigui ka miri et une pièce maîtresse de la compagnie Fongnon Koura où il joue un grand rôle


Fabrication des instruments

Les instruments de musique burkinabé sont connus dans le monde entier, la connaissance de ces instruments depuis l’étranger se borne souvent au djembé et au balafon.

La fabrication de ces instruments est inscrite dans la tradition des griots, notamment à Bobo-Dioulasso, et elle contribue pour beaucoup à la variété de l’artisanat local.

La plupart des instruments africains sont constitués selon les cas et les régions, de bois, le bambou, de peau animale, d’éléments végétaux comme les graines, et surtout la calebasse qui est notamment très utilisée pour sa polyvalence. Existant dans une infinité de dimensions, la calebasse est une excellente caisse de résonance permettant d’amplifier l’acoustique naturelle des sons aussi bien les plus graves que les plus aigus.

Fabrication de balafons

La technique de fabrication du balafon n’est pas chose aisée : outre le choix de l’arbre, le concept technique général de fabrication est basé uniquement sur la qualité tant acoustique que mécanique. Pour maîtriser cela, il faut souvent être soi-même joueur de balafon.

Du débitage brut au braisage et façonnage des lames, de l’accordage au montage, de la fabrication des corps de résonance à la construction du châssis, des réglages des fréquences aux finitions les plus fines, la construction d’un balafon de concert de 21 lames demande entre 180 et 200 heures de travail.

A chaque lame sonore correspond un résonateur (calebasse) ; leurs fréquences sont rigoureusement accordées afin que ce résonateur puisse jouer parfaitement son rôle d’amplificateur. Cet accordage de fréquences se fait plusieurs fois avant le montage de l’instrument et cela afin d’obtenir l’équilibre le plus judicieux entre la note et le timbre. Chaque calebasse (résonateur) est également percée de trous recouverts ensuite de membranes très fines qui jouent le rôle de mirlitons.

Fabrication de djembé

Le djembé est un instrument qui est très simple du point de vue des éléments qui le composent : un simple tronc d’arbre sculpté avec le plus grand soin, avec une peau de chèvre et des cordes. Mais, la fabrication du djembé ne s’arrête pas là. Derrière se cache tout une symbolique, voire même un rituel. Chaque matériau est soigneusement choisi, travaillé, assemblé.

En tout 8 étapes sont nécessaires : 1) Perçage de part en part du djembé 2) Taille  extérieure 3) Taille intérieure : creusement de l’intérieur pour donner la côte finale au fût 4) Sculptures/décorations diverses ou personnalisées 5) Traitement fongicide du fût pour éviter l’apparition de moisissures, de vers ou d’insectes de bois lors du séchage 6) Nourrissage du bois 7) Séchage/stockage 8) Montage de la peau sur le fût et séchage des peaux.

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